Le maire de Nice estime qu'une meilleure gestion de l'immigration passe par une décen­tra­li­sation de certains contrôles. Il doit rencontrer le ministre de l'Intérieur ce mardi.

"Au nom d'un grand nombre d'élus locaux, nous avons des propo­si­tions à faire".

Christian Estrosi entend bien faire entendre la voix des terri­toires dans l'actuel débat sur la future "loi immigration", voulue par Gérald Darmanin et Elisabeth Borne. Alors qu'il doit échanger sur le dossier avec le ministre ce 23 mai, le président de la Métropole a livré quelques propo­si­tions dans la matinale de LCI.

L'édile a donné trois exemples : "que les collec­ti­vités aient un droit de contrôle sur l'effectivité des visas étudiants, et que nous puissions ainsi les réduire. Certains utilisent ce dipositif pour obtenir une régula­ri­sation. Moi je veux vérifier qu'ils suivent réellement des études".

"Accélérer les expulsions"

Sur le regrou­pement familial, "que l'on puisse (les maires, ndlr) opérer un contrôle sur les ressources des deman­deurs, leur capacité à se loger, etc". Sur les mariages blancs et gris, "et les paren­ta­lités de complai­sance" : "je veux pouvoir refuser de célébrer certaines unions, sur la base d'un article 40 qui permet­trait de déposer un signa­lement au Parquet".

Par ailleurs, le maire de Nice a témoigné son soutien aux pistes évoquées par Gérald Darmanin : "il est intéressant de voir que pour la première fois il y aurait des notions de devoirs face à celles du droit en matière d'immigration" et que "l'application des OQTF, les obliga­tions de quitter le terri­toire, pourrait être accelérée".

Ciotti plagie Le Pen

Christian Estrosi a également été interrogé, toujours sur LCI, au sujet des propo­si­tions des Républicains quant à cette réforme, formulées dans le Journal du dimanche, le 20 mai. La presse dénonce d'ailleurs "un copié-​collé du programme de Marine Le Pen" .

Le patron de la Métropole ne s'y trompe pas : "pour exister, les LR partent dans une course à l'échalote avec le Rassemblement national. Ils perdront (avec) du populisme à peu de frais".

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