Accusé “d’apologie du nazisme” par Éric Ciotti et Christian Estrosi, Freeze Corleone finalement sacré… “rappeur de l’année”

Bien loin de clore la carrière du jeune artiste, les condamnations politiques de ses paroles les plus controversées ont fortement contribué à renforcer sa notoriété… et, visiblement, sa popularité
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Photos : UMP, capture d’écran Colors, montage Nice-Presse

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C’est une consécration totale : “projet de l’année, morceau de l’année, prix du rappeur de l’année…”. Carton plein pour Freeze Corleone, qui rafle ces trois récompenses, sur 115.000 votants, décernées par Kultur et Raplume, deux médias sociaux majeurs du secteur — près d’un million d’abonnés à eux deux rien que sur Twitter.

Cette année, pourtant, le jeune artiste n’a pas récolté que des éloges. À tel point qu’on le voyait, il y a encore quelques mois, plus près d’arrêter sa courte carrière que de recevoir tous ces prix, attribués par les internautes.

Ses morceaux ne risquent pas de résonner dans la mairie de Nice : Christian Estrosi, révoltéet parmi les premiers élus à sonner la charge, estime que ses “paroles (sont) ouvertement antisémites et font l’apologie du nazisme”. Pour lui, comme il l’a réclamé en septembre dernier, les “appels à la haine de ce pseudo rappeur doivent être punis et ses contenus bannis des plateformes”.

Même chanson du côté du député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti : “Haine des juifs, antisémitisme larvé, apologie du Mollah Omar, d’Adolf Hitler et du nazisme ! Le faux artiste et vrai prêcheur de haine Freeze Corleone doit être radié de toutes les plateformes numériques, ses chansons de haine interdites à la diffusion” notait-il sur Twitter le 17 septembre dernier.

Ces deux réactions outrées interviennent alors que l’artiste sortait le 11 septembre son premier album studio LMF, La Menace Fantôme, avec, notamment, le titre très controversé Freeze Raël, à propos duquel le parquet de Paris a ouvert une enquête pour “provocation à la haine raciale et injure à caractère raciste”, et qui est sacré… morceau de l’année 2020″.

Dans des extraits décontextualisés de ses clips diffusés sur les réseaux sociaux et compilés notamment par la Licra, le rappeur déclare entre autres:

“J’arrive déterminé comme Adolf dans les années 30”, “tous les jours RAF (rien à foutre, NDLR) de la Shoah” ou bien encore “comme des banquiers suisses, tout pour la famille pour que mes enfants vivent comme des rentiers juifs”Freeze Corleone

Dans la foulée, son distributeur Universal avait annoncé cesser sa collaboration avec le rappeur, comme si il n’avait jamais écouté son album avant de le signer. “Enfin libre. Merci à tous pour le soutien, Dieu vaincra”, a réagi le principal intéressé.

“Si la violence des textes ne fait aucun doute, l’instrumentalisation des politiques, l’ignorance des commentateurs et l’hypocrisie d’Universal Music France sont manifestes” note Libération.

Des récriminations unanimes qui ne l’ont ainsi pas empêché d’être cette année l’un des artistes les plus recherchés, écoutés et apprécié, manifestement, d’une partie des jeunes Français.

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